Découvrez les coups de cœur de nos Codirectrices pour Bruxelles 2026
À l’approche de la foire de Bruxelles (4–8 février, Tour & Taxis), nous vous invitons à découvrir une sélection d’œuvres que nos Codirectrices de la foire, Annick Reibestein et Atena Abrahimia, ont particulièrement hâte de voir lors de cette 17ᵉ édition.
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Avec des milliers d’œuvres présentées par 91 galeries, le choix n’a pas été facile, mais quelques pièces ont immédiatement attiré notre attention. Voici les œuvres que nous avons hâte de découvrir de près à la foire. Avec 21 nouvelles galeries qui nous rejoignent cette année et de nombreux exposants de retour présentant de nouveaux artistes et de nouvelles œuvres, l’édition 2026 promet une sélection enthousiasmante de nouvelles œuvres à explorer.

Les coups de cœur d’Annick Reibestein
Si el cielo se rompe de Carlos Andrés López Murcia
En regardant cette œuvre de Carlos Andrés López Murcia, j’ai la sensation de quelque chose de fragile et de puissant à la fois. De larges coups de pinceau aux tons terreux et chaleureux se mêlent à des éclats de couleurs vives. Cette pièce a une manière particulière de m’absorber, guidant mon attention vers l’univers du sujet.

Cherry Blossom in the Forest de Keishi Sakurai
L’œuvre de Keishi Sakurai montre un cerisier éclatant en pleine floraison, dont les branches rose pâle se reflètent dans une eau immobile, telle un miroir silencieux. Les couleurs délicates, des verts et bleus profonds à l’arrière‑plan jusqu’aux roses et violets légers des fleurs, donnent à la scène une atmosphère paisible et poétique.
Malgré la richesse des détails, la peinture semble figée dans le temps, capturant l’immobilité et la beauté éphémère du printemps. Voir les cerisiers du Japon en pleine floraison reste tout en haut de ma liste de rêves, et contempler cette œuvre me donne encore plus envie d’y aller.

Grandes pointes bleues de Brigitte Long
Les sculptures de Brigitte Long mêlent formes fluides, textures brutes et couleurs lumineuses d’une manière à la fois naturelle et soigneusement travaillée. Le bleu éclatant insuffle une énergie puissante aux œuvres. Les formes me font penser à des rochers, à des ondes sonores ou encore à quelque chose d’un peu futuriste, m’invitant à tourner autour d’elles et à voir les silhouettes se transformer à chaque nouvel angle.

Haruko de Elsa Garate
Haruko d’Elsa Garate dégage une élégance douce et réfléchie, ainsi qu’un équilibre délicat entre force et fragilité. L’œuvre fait également écho à des éléments de l’esthétique japonaise traditionnelle, tels que le ma (l’usage intentionnel de l’espace vide), qui confèrent au portrait une atmosphère contemplative. Je suis particulièrement touchée par le sentiment de sérénité qui s’en dégage : il m’apaise instantanément, quelque chose dont nous avons tous besoin de temps en temps.

Les coups de cœur d’Atena Abrahimia
Figure en terrazzo de Sacré Fred
Je suis très impatiente de découvrir les peintures de Sacré Fred en vrai à la foire. Son travail me hante depuis que je l’ai découvert pour la première fois. Il m’a immédiatement paru différent de tout ce que j’avais vu auparavant, et il m’est resté en tête.
La figure accroupie de Figure en terrazzo ressemble à un corps assemblé à partir de fragments. Sa surface, composée de pièces colorées, évoque une identité construite couche après couche, un peu comme la nôtre. Une présence calme émane de la scène, mais quelque chose de subtilement inquiétant s’y glisse aussi. Placée dans un paysage onirique, presque cosmique, l’atmosphère semble flotter dans un espace légèrement surréaliste, entre réalité et imagination.
On perçoit l’influence du cinéma dans la manière dont l’artiste construit cette peinture. Sacré Fred compose d’abord ses scènes de façon numérique, jouant avec la gravité, la lumière, l’échelle et le mouvement, avant de les transposer sur la toile avec une précision remarquable.

Empreintes des gestes de Céline Pinckers
Ce qui m’attire dans le travail de Céline Pinckers, c’est le sentiment de calme qu’il m’apporte. Il y a dans cette pièce une qualité silencieuse, presque méditative. Les formes brodées se lisent comme de doux mouvements de la main, presque chorégraphiés, comme si les gestes de l’artiste avaient été conservés dans le fil.
En travaillant le fil de coton sur du lin, Céline laisse la broderie se construire lentement, point par point.

Grue en dentelle de Élodie Antoine
Cette œuvre d’Élodie Antoine me rappelle l’état de construction permanent de mon pays d’origine, le Luxembourg, et à quel point la capitale et ma ville natale ont changé au cours des plus de douze années que j’ai vécues à l’étranger. Chaque fois que j’y retourne, je découvre un nouveau bâtiment qui s’élève là où un autre se trouvait autrefois, ou là où il n’y avait auparavant que des champs.
Ici pourtant, les grues sont dépouillées de leur acier et de leur poids habituels, et apparaissent en dentelle, presque squelettiques. Sous elles, des bandes de dentelle emmêlées s’accumulent, faisant écho au processus incessant de construction.
Dans sa pratique, l’artiste explore le potentiel de matériaux tels que le fil, le tissu, le papier peint, la moquette en laine et le feutre.

Marina de Lieza Dessein
Cette sculpture en céramique de Lieza Dessein m’a immédiatement marquée par son caractère ludique et surprenant. Elle m’a instantanément replongée en enfance, en me rappelant les pantins articulés en bois que je possédais, ces figurines conçues pour se plier, tomber et se reconstituer.
Alors que la céramique est traditionnellement associée à la fragilité et censée se briser lorsqu’elle tombe, cette figure s’effondre sans éclater. Contrairement au jouet qu’elle représente, cependant, elle ne peut pas simplement retrouver sa forme initiale, laissant le chien à jamais figé dans un état d’effondrement.

Nous avons hâte de vous accueillir à Affordable Art Fair Brussels. Réservez vos billets et rejoingez nous à Tour & Taxis du 4 au 8 février.
